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Pourquoi le GeoJSON plutôt que le KML ?

Dans Isocarto, nous avons fait le choix du GeoJSON comme format privilégié pour l'export de données géographiques. Ce choix technique repose sur plusieurs avantages significatifs pour l'analyse géo-marketing.

Les avantages du GeoJSON

1. Format web natif et performant

Le GeoJSON est basé sur JSON (JavaScript Object Notation), ce qui en fait un format natif pour les applications web modernes. Cette compatibilité naturelle permet :

  • un chargement plus rapide des données sur la carte,
  • une manipulation directe sans conversion nécessaire,
  • une intégration fluide avec les API et outils cartographiques modernes (Mapbox, Leaflet, OpenLayers).

2. Léger et optimisé

Comparé au KML (basé sur XML), le GeoJSON est généralement plus léger en termes de taille de fichier, ce qui améliore :

  • la vitesse de chargement des données,
  • la fluidité de l'interface lors de la manipulation de grands ensembles de données,
  • l'expérience utilisateur globale, notamment lors de l'analyse de zones étendues.

3. Structure simple et lisible

Le format GeoJSON utilise une syntaxe claire et intuitive, facilitant :

  • la lecture et la compréhension des données,
  • le débogage en cas de problème,
  • la création manuelle de fichiers si nécessaire,
  • l'interopérabilité avec d'autres outils d'analyse de données (Python, R, bases de données spatiales).

4. Standard moderne et évolutif

Le GeoJSON est un standard IETF (RFC 7946) largement adopté par la communauté géospatiale. Il est :

  • activement maintenu et amélioré,
  • compatible avec la plupart des outils SIG modernes,
  • privilégié par les API géographiques contemporaines (Google Maps, Mapbox, OpenStreetMap).

5. Meilleure gestion des propriétés

Le GeoJSON permet d'associer facilement des attributs métier aux objets géographiques :

  • stockage de données complexes (tableaux, objets imbriqués),
  • conservation des types de données (nombres, booléens, chaînes),
  • enrichissement des analyses avec des informations contextuelles détaillées.

Le KML : un format en perte de vitesse

Le KML (Keyhole Markup Language) a été créé par Google au début des années 2000 pour Google Earth. Bien qu'il reste fonctionnel, plusieurs facteurs expliquent son déclin progressif dans l'écosystème web moderne :

Un héritage de l'ère pré-web

  • Conçu initialement pour Google Earth (application desktop), pas pour le web
  • Basé sur XML, une technologie moins adaptée aux applications web actuelles
  • Architecture pensée pour la visualisation 3D, souvent excessive pour des besoins 2D

Adoption en baisse

  • Les nouvelles API cartographiques (Mapbox, Leaflet) privilégient le GeoJSON nativement
  • Google Maps lui-même recommande désormais le GeoJSON pour les applications web
  • La communauté des développeurs web se tourne massivement vers JSON pour tous types de données

Limitations techniques

  • Verbosité du XML rendant les fichiers plus lourds
  • Parsing plus lent dans les navigateurs web
  • Fonctionnalités avancées (styles 3D, tours, animations) rarement utilisées en géo-marketing

Maintenance réduite

  • Peu d'évolutions récentes du standard KML
  • Moins de bibliothèques actives pour son traitement
  • Intégration nécessitant souvent des conversions préalables
Contexte historique

Le KML a été un standard important pour démocratiser la cartographie numérique avec Google Earth. Cependant, l'évolution des usages vers les applications web et mobiles a naturellement favorisé des formats plus adaptés à ces environnements, comme le GeoJSON.

Comparaison GeoJSON vs KML

CritèreGeoJSONKML
Format de baseJSON (léger)XML (verbeux)
Taille des fichiersPlus compactPlus volumineux
Performances webExcellentCorrect
LisibilitéTrès bonneMoyenne
Support cartographiqueNatif sur webNécessite conversion
StandardIETF RFC 7946 (2016)OGC (2008)
ÉvolutionActiveRalentie
Usage principalApplications web/mobilesGoogle Earth, SIG legacy

Conversion GeoJSON vers KML

Bien qu'Isocarto utilise principalement le format GeoJSON, vous pourriez avoir besoin de convertir vos zones exportées vers le format KML pour les utiliser avec d'autres outils. Voici comment procéder :

Outils en ligne (gratuits)

Outils en ligne de commande

Pour les utilisateurs avancés, la conversion peut être effectuée avec ogr2ogr (inclus dans GDAL) :

ogr2ogr -f KML output.kml input.geojson
Conseil pratique

Pour une conversion rapide avec prévisualisation, GeoJSON.io est idéal. Pour des traitements par lots ou des conversions complexes, QGIS ou la ligne de commande seront plus adaptés.

Points d'attention lors de la conversion

  1. Projection : Vérifiez que le système de coordonnées est correctement défini (WGS84 par défaut)
  2. Propriétés : Certains outils peuvent ne pas conserver toutes les propriétés des objets
  3. Styles : Les styles personnalisés peuvent nécessiter une adaptation après conversion

Cas d'usage

Le choix du GeoJSON dans Isocarto est particulièrement adapté pour :

  • l'enrichissement des analyses avec des données tierces,
  • l'export de zones pour des traitements complémentaires,
  • l'intégration avec des workflows d'analyse de données modernes,
  • le partage de données avec d'autres outils géo-marketing et SIG.
Évolution continue

Nous restons attentifs aux évolutions des standards géospatiaux et aux besoins de nos utilisateurs. Le format GeoJSON représente aujourd'hui le meilleur compromis entre performance, simplicité et compatibilité pour une application web de géo-marketing moderne.